
Le suicide est vu bien différemment selon le courant philosophique l'évoquant. Il peut être considéré comme un acte suprême de liberté ou une option de faiblesse et de renoncement, voire de sacrifice.
Du point de vue contraire, le suicide est mis en opposition avec l'humanité. En effet, la mort fait partie de la nature. Se donner la mort c'est donc renier la nature et s'opposer à elle. C'est s'éloigner de son humanité.
Pour Platon, qui était alors croyant, la mort était la propriété des Dieux, et des Parques qui coupaient le fil de la vie. Pour Platon, se suicider c'est donc aller contre la volonté des Dieux…
Pour Jean-Jacques Delfour, le suicidant ne peut pas vouloir mourir, puisqu'il ignore ce qu'est la mort, dans le sens où il n'en a pas l'expérience. Le suicide pour lui une uniquement manière de mettre fin à une souffrance. Cependant, s'ils mettent fin à leur souffrance, ils mettent aussi fin à la suppression de cette souffrance et donc n'en bénéficient pas ; et la liberté que l'on a sur sa vie, le pouvoir de se tuer, disparaît avec la vie elle-même, on n'a donc pas l'occasion d'en jouir. Pour lui, il n'y a donc pas à proprement parler de suicide, mais une aggression du corps pour laquelle rien n'est venu interrompre le processus mortel.